



Sous-bockisme vaincra ! Merci à @laurentlolmede
La lutte continue ! Nous en sommes.
Nouvelle SOUS-BOCKS EXPO (Collective) chez Arts Factory à Paris.
27 rue de Charonne 75011 paris | métro : Bastille / Ledru-Rollin
du lundi au samedi : 12h30-19h30
+33 (0)6 22 85 35 86
Vernissage le 20 janvier 2026




Sous-bockisme vaincra ! Merci à @laurentlolmede
La lutte continue ! Nous en sommes.
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Vernissage le 20 janvier 2026.



Miss Danvers
Suite à la lecture du livre d’Adèle Yon, Mon vrai nom est Élisabeth*, j’avais souhaité revoir le film Rebecca d’Hitchcock (1940). J’en avais tiré une série de dessins. Quelques-uns avaient été postés sur Fb et sur ce blog. Deux de Miss Danvers ont été repris pour graver ce lino.
=> 20 tirages gravures linoléum. A3, papier Canson 90g, encre noir Cranfield à l’huile + quelques E.A. Quelques tirages, bientôt, dans la boutique.
* On ne perd pas son temps quand on le lit. Le livre a du style et il est original dans sa structure. Il est aussi redoutablement étayé, même s’il est sûrement discutable sur quelques points (une ancienne infirmière, sur Babelio, qui a travaillé dans l’hôpital mentionné, a amené un contrepoint qui doit être entendu – et qui ne retire pas grand-chose à la justesse du texte). La peur et le qui-vive qui troublent la vie de l’auteur, et qui sont consécutifs à la folie de son aïeul, sont souvent évoqués par de jeunes patients. La dernière partie, abréactive (si on me permet ce néologisme) est remarquable.







Gare ! On a ressorti les gouges.




C’est l’autre grand Duduche. Il était peut-être moins drôle, mais il était plus farceur. Il jouait aux échecs contre des dames nues, ce qui ne l’empêchait pas de gagner quand même. Cet amateur de choses toutes faites cultivait des champs de poussière, se travestissait pour promouvoir des senteurs, peignait des moustaches à Mona Lisa et créait des acronymes rigolos. Il contrepétait à l’occasion.
C’était un champion du désengagement. Pour lui l’art était moins une affaire d’artiste que de musées et de regardeurs. Ceux qui s’en réclament sont tous nuls. Ils s’appuient sur l’escabeau de son discours. Si vous retirez l’escabeau tout dégringole (mais vous pouvez garder les financements).
Gloire aux artistes contemporains qui proclament : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau.


Je me demande s’il était taquin et s’il aimait la reine. Je repense aussi à ces photos du vieillard, au lit avec Kate Moss, qu’il a peinte (sur et sous la toile, quels beaux draps !).
Ses premières œuvres étaient maigres, dessinées, presque gracieuses. Les dernières étaient grasses, texturées, massives et brutales. Des gris froids, des jaunes, des ocres et des terres pour peindre la peau, la chair, le cru, le rond et le froissé dans une lumière glaçante.
Peu de chose, in fine, pour dire sans ambages la vérité des corps étalés et notre condition.