Au hasard

Jusques aux pervers nonchaloirs…

il y a 13 ans

Soluto glace sans tain eclat de nuits case ecriture peinture dessin

Jusques aux pervers nonchaloirs
De ces yeux noirs,
Jusque, depuis ces flemmes blanches
De larges hanches
Et d’un ventre et de deux beaux seins
Aux fiers dessins, Tout pervertit, tout convertit tous mes desseins Jusques à votre menterie,
Bouche fleurie,
Jusques aux pièges mal tendus
Tant attendus,
De tant d’appas, de tant de charmes,
De tant d’alarmes, Tout pervertit, tout avertit mes tristes larmes

Paul Verlaine

The Flying Saucers, fantaisie graphique…

il y a 1 mois
Montage numérique dont chaque case et présentée ci-dessous
Bic Cristal Fine, moulinage numérique
Bic Cristal Fine, moulinage numérique
Bic Cristal Fine, moulinage numérique
Bic Cristal Fine, moulinage numérique
Crayon, moulinage numérique
Bic Cristal Fine, moulinage numérique
Bic Cristal Fine, moulinage numérique

Bon sang, se dit-il, Corona ou pas, ça dégage cette année…

il y a 6 ans

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« Bon sang, se dit-il, Corona ou pas, ça dégage cette année… Michou, Douglas, Dibango, Uderzo, Bénichou, Christophe, Little Richard, Piccoli, Dabadie, des bouts de ma jeunesse… Et pas un des salauds ordinaires, qui poussent à la haine, ne casse sa pipe… Qu’est-ce qu’on mange ce midi ?… Et le Tucson qui ne veut plus démarrer… »

TIC et @dos….*

il y a 16 ans

TIC et @dos….   Technologie d’Information et de Communication…

Voici une illustration commise pour un colloque qui a eu lieu à Caen sur les ados et leurs rapports aux nouvelles technologies…

J’y suis allé…

C’était bien intéressant. Il y avait un philosophe, Eric Fiat,  qui n’a rien dit de neuf (toujours les mêmes rengaines… Les jeunes et leur rapport au temps, l’impérieux désir d’immédiateté, le temps qui ne prend plus le temps, le manque — par lequel tout advient— qui vient à manquer… Un petit couplet sans doute justifié sur l’atrophie du vocabulaire et par conséquent sur le rétrécissement de la pensée… Et comme le bonhomme était malin il nous a bien prévenu qu’il n’était pas réactionnaire, qu’il fallait lutter contre la tendance naturelle à la nostalgie du « c’était mieux avant  » — et de nous ressortir ce qui a été dit mille fois, à savoir que déjà le vieux Platon et le gars Sénèque se plaignaient d’une jeunesse qui partait à vau-l’eau…)  Bref un type habile, un tantinet séducteur, qui n’a dit que ce sur quoi tout le monde est  forcément d’accord. Mais qui l’a fait avec brio! ah oui… Fallait l’entendre imiter en nasillant le vieux Mitran « Il faut laisser le temps… au temps… » faire le Sarkoquick ou le Jean-Pierre Coffe… Un régal… Il m’est arrivé de m’ennuyer plus ferme au music-hall…

Et puis il y a eu Serge Tisseron (qui prenait drôlement bien la lumière dans son costume trop grand… l’était trop loin pour que je puisse bien le dessiner, mais j’aurais aimé peaufiner mes crobards… Il a un physique ce monsieur -là…) qui, en fin clinicien, a été formidable d’intelligence. Je l’avais entendu causer de Tintin, il y a quelques semaines, sur une émission de France-cul (avec l’exceptionnel Enthoven aux Nouveaux Chemins…) Je ne l’imaginais pas comme ça…  Sa prestation a été impeccable, riche et argumentée. Et l’on se dit que les adolescent en souffrance qui rencontrent un pédopsychiatre de cet accabit ne tombent pas dans de mauvaises mains… Je n’oserais ici dire mon unique réserve, qui concerne la manipulation des images… Mais un jour, Serge, si l’occasion se présente… (ah, si je savais imiter Drudru…)

 
 

Chuchotti-chuchotta

il y a 15 ans


Voici un beau tango-duo.
C’est une histoire assez malheureuse entre Lui et Elle.
Parce que Lui il est frivole, et Elle, Elle s’en était bien aperçue qu’il était frivole.
Mais, comme lui, au fond, Il est malheureux d’êtr’ frivole, Il veut lui expliquer;
Mais Elle, ell’ comprend pas parce qu’elle est sourde. Alors elle lui dit toujours :
« Qu’est-ce que tu dis ? »
Et c’est pour ça qu’c’est difficile car il faut que je fasse à la fois la voix de Lui et la voix d’Elle…
Mais j’vais le faire quand même parce que quand on est artiste, il faut faire tous les genres… J’ai vu tes yeux de braise
Au pied d’une meule de foin.
Tu revenais des fraises
Et moi d’l’herbe aux lapins.
Je t’ai dis « il fait chaud ».
Tu m’répondis « Pour sûr ».
Tu m’en avais dit trop.
Ça m’a fait une morsure. Pour sûr
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
J’t’ai pas offert de fleurs,
Pour sûr
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
Mais j’t’ai montré mon coeur.
Tu l’as pris dans tes p’tites mains légères
Comme un p’tit papillon de Bruyère,
Pour sûr.
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
Tu l’as pris sans chercher,
Pour sûr.
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
Tu l’as vite déniché.
C’est vrai que toi tu l’savais bien
Que mon coeur, j’l’avais sur la main. Mais comme je suis frivole,
J’ai un coeur d’artichaud.
Sous la brise il s’envole.
Je sais que c’n’est pas beau.
Les feuilles, une à une,
En les voyant tomber,
Pour comble d’infortune
Tu m’les as piétinées. Pour sûr
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
Que mon coeur est en deuil.
Pour sûr,
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
J’ai pleuré sur mes feuilles.
J’n’y peux rien, j’ai l’âme trop généreuse
Et un coeur pour les familles nombreuses.
Pour sûr,
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
C’était clair comme du verre.
Pour sûr,
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
Fallait voir à travers. T’es sourde ?
Mais toi tu m’as tout piétiné.
Tu m’en as fait du verre pilé. Toute ma raison s’égare.
J’enfante la douleur.
Quelle sensation bizarre,
Quand on a plus de coeur.
Ça me fait un grand vide
Et de mes deux beaux seins,
Je n’ai plus qu’un saint Placide
Et une marque à sein. Pour sûr,
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
C’est l’histoire de mon coeur,
Pour sûr,
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
Qui finit dans l’malheur.
Notre amour est une barque en détresse.
Va falloir lancer le S.O.S.
Pour sûr,
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
Il fallait qu’ça arrive.
Pour sûr,
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
Je vais à la dérive.
Adieu la vie et l’aventure (Parlé:) Oui mais heureusement… que Fluctuat nec mergitur aussi
Elle: Qu’est-ce que tu dis ?
Toi… si tu me r’dis « Qu’est-ce que tu dis ? »… J’vais finir par te l’dire… Tu vas voir…

Pour sûr interprété par Bourvil