Le Moineau de la Bastille, couverture Soluto…

il y a 2 semaines
Quelques mots à propos du "Moineau de la Bastille" de Jean-Marc Royon (Éditions Esquif) dont j'ai réalisé la couverture. 
Le récit s'ouvre le 14 juillet 1789, prise de la Bastille, et nous embarque une année durant dans les pas de Gaspard, un gamin livré à lui-même dans le bouillonnement révolutionnaire qui anime les rues de Paris. De rencontres en péripéties, Gaspard se confronte à la dureté des temps et, bien vite, depuis le Carreau des Halles jusqu'au bouillonnant Palais-Royal, les "chan-sornettes " du môme futé le font connaitre sous le nom de Pigasse Moineau.

C'est vif, truculent, coloré, pittoresque et scrupuleusement documenté.

Merci encore à l'éditeur, Pierrick Starsky, et à l'auteur pour leur confiance et leur enthousiasme.

Peinture à l’huile, à peu près 40 cm x 70 cm, fin 2025
Couverture
Détail
Un des premiers états de la peinture

Quatre sur un banc, qui s’ennuient…

il y a 2 mois
20 cm x 30 cm, encre de Chine, brut de scan
Trames, tentative, recherche couleurs et courbes de dégradés
Trames, tentative, recherche couleurs et courbes de dégradés
Trames, tentative, recherche couleurs et courbes de dégradés
Trames, tentative, recherche couleurs et courbes de dégradés
Trames, tentative, recherche couleurs et courbes de dégradés

Zouc pour Zouc, podcast France-Culture…

il y a 2 mois
C'est pas parce que c'est ma fille, Lou Quevauvillers, qui a réalisé cette Expérience que je la glisse dans mon blog. Mais un peu quand même...

"Zouc pour Zouc" est une missive radiophonique envoyée à Zouc, comédienne suisse extrêmement populaire dans les années 1970-1980. Pourvu que cette Expérience, en forme de déclaration d’amour à son travail, à sa bizarrerie et à son audace parvienne jusqu'à ses oreilles !

Une Expérience de Lou Quevauvillers réalisée par Clémence Gross.

Ci-dessous, deux dessins représentants Zouc, réalisés pour appuyer le podcast.

Encre de Chine à l’eau, 21 cm x 29,7 cm, février 2026
Encre de Chine à l’eau, 20 cm x 20 cm, février 2026
Encre de Chine à l’eau, 21 cm x 29,7 cm, février 2026

On faisait tourner l’obstbrand…

il y a 7 mois
Freud, Crayon, à peu près 30 x 42 cm, sept 2025

On faisait tourner l’obstbrand depuis un moment quand on a vu Scipion, le chien de l’hôpital de Séville, rajuster ses lunettes. On s’est tus aussitôt. L’autorité naturelle du mec… Il s’est levé. De sa belle voix de baryton martin, que trop de robustos cubains avait abrasée, il a déclaré :

— Les gars, je vais vous dire, telle qu’elle nous est imposée, notre vie, elle est trop lourde…

Il avait vraiment le chic pour casser les ambiances. On allait encore se farcir ses phrases définitives. Ça n’a pas manqué. Il a continué.

— En vrai, elle nous inflige trop de peines, de déceptions, de tâches insolubles, la vie. Pour la supporter, nous ne pouvons nous passer de sédatifs. A force de gamberge j’en suis arrivé, moi, le grand neuro-penseur, à la conclusion que les sédatifs en question sont peut-être de trois espèces. Vous m’écoutez ? En prem’s il y a les fortes diversions, qui nous permettent de considérer notre misère comme peu de chose. En deuze il y a des satisfactions substitutives qui l’amoindrissent. Et pour terminer il y a les stupéfiants qui nous rendent insensibles à l’insoutenable pesanteur de l’être. (C’est bien ça, non ? « L’insoutenable pesanteur de l’être », ça pourrait faire un titre de bouquin). J’ai nommé la coco, le jaja, les tickets à gratter, les réseaux sociaux… Voyez le genre… Il n’y a pas à tournicoter : l’un ou l’autre de ces moyens nous est indispensable. Avez-vous des questions ?
Bien sûr que non. On n’allait pas le relancer. Il savait se relancer tout seul.

Il a repris comme pour lui-même :

— Les satisfactions substitutives, celles par exemple que nous offre l’art, ce sont sans doute des illusions au regard de la réalité mais elles n’en sont pas moins efficaces psychiquement, grâce au rôle assumé par l’imagination dans la vie de l’âme. Les stupéfiants, eux, influent sur notre organisme, en modifient le chimisme. Alors ? vous en dites quoi ? Je crois que tiens quelque chose…
On n’a toujours rien dit. Il s’est rassis, a continué de marmonner. C’était mieux de le laisser dans ses délires.

Nous, on a recommandé des schnaps…