Michael Lonsdale, première tentative…

il y a 4 jours
Crayon 4B Tombow, format A4 à peu près. juin 2026
Je me souviens, suis-je le seul ? des Glissements progressifs du plaisir.
Première tentative, premier essai, pour un portrait sentimental à l'huile de Michael Lonsdale à venir.
A vrai dire, c'est sa voix que j'aurais aimé peindre.

Mise en couleur numérique

Deux dessins librement inspirés de l’univers de Chandler…

il y a 1 semaine
Crayon 5b, mise en page et moulinage numérique
Crayon 5b, mise en page et moulinage numérique
C'est de la littérature enfumée qui tire à bout touchant. On croise des femmes fatales, des mecs qui titubent. Il y a des coups de Jarnac, des cadavres, des bas de soie, du Jim Beam et des yeux brûlants dans l'ombre des doulos. 
Les nouvelles s'enchainent, des hommes causent. C'est pas limpide, un peu comme quand on prend une converse en route et qu'on peut pas poser de questions. D'un seul coup les marrons pleuvent, un browning est dégainé. On croit comprendre que c'est à cause de deux michetonneuses qui compostent entre des cactus, là-bas, à Ensenada.
C'est drôlement bien, on n'y comprend rien.

Soluto autoportrait de 2026…

il y a 3 semaines
Huile sur papier toilé, 30 cm x 40 cm, avril 2026
Quand je ne peux plus m’encadrer, je me portraiture.
Ça me prend tous les deux ou trois ans.
Je suis mon sujet le plus accessible, le plus corvéable, le plus patient, le plus entêté, celui qui ne sera pas déçu, vexé, décontenancé par le résultat.
Je m’interroge, je fouille les plis, les rides, j’examine la fraicheur de l’œil, le plomb de la pupille, le tombé de la lippe, je fais l’inventaire.
La paupière est un drapé, la pommette se noie, la peau pend de chaque côté des plis d’amertume. La lumière pose ses écailles de rose et de Sienne sur le front luisant, la joue bombe ici, se creuse et mollit là. Dans l’ombre du menton sommeillent l’outremer et le vermillon.
Le nez ? Il tourne d’année en année au tarin : le travailler dans sa masse, le modeler, le brosser, le tourner dans la pâte grasse pour le tirer hors du grain de la toile (pour l’ombrer rester maigre, frotter délicatement la terre de Sienne et les bleus corrompus).
Se faire la gueule, se peindre pour se reprendre, pour chasser la complaisance et mesurer la fonte des charmes. Se regarder vieillir, constater la dissolution des traits, l’affirmation des sillons, l’indécision du regard. Sentir de mieux en mieux la cagoule qui s’affaisse et se moule sur le squelette.
Arrivent ces jours où la lucidité vous éclaire mieux que la lumière du jour.
Résister, mourir à soi-même.

Continuer de danser.

Portraits de nuit, Paris Canaille…

il y a 1 mois
Dessin de nuit, crayon 6b, format A3, texture et virages numériques
A la la der, à la la rien
Rien qu'un gangster à la mie de pain...
(Faut être adroit pour faire carton
La prochaine fois tu s'ras p'têt' bon)

Léo Ferré 1953

Dessin de nuit, crayon 6b, format A3, texture et virages numériques