Lino Ventura et Le porteur d’eau de Séville…

il y a 8 mois
Une cuiller d’essence de térébenthine, une goutte d’huile de lin, une noisette de Terre de Sienne brûlée, papier toilé, 30 cm x 40 cm, 2025, en progression … (Voir l’œuvre)

Dans les années 70 mon père achetait chaque semaine un fascicule Alpha « Histoire de l’Art ». Tous les quinze ou vingt numéros, il les reliait en passant dans les agrafes deux lames d’acier qu’il glissait ensuite dans des couvertures cartonnées noires et or. Ces grands livres m’en imposaient.
J’étais enfant, je passais des heures, allongé sur mon cosy-corner, à regarder toutes ces reproductions de tableaux. Je ne ratais pas un numéro. Je ne lisais rien mais j’examinais toutes les images. Je mûrissais mon goût pour les fortes femmes en contemplant des Rubens et des Renoir. Ça me distrayait des Fripounet auxquels m’avait abonné une vieille cousine.
Un jour j’ai vu Le porteur d’eau de Séville, de Velázquez. Cette toile m’a beaucoup troublé. J’ai immédiatement reconnu un acteur très en vogue à cette époque : Lino Ventura. Je ne m’expliquais pas qu’il puisse être à la fois dans un tableau ancien et dans les pages de Télé Magazine. Il avait beau me paraitre vieux, je sentais bien que quelque chose clochait.
Les années ont passé. Ma confusion d’enfant s’est évanouie. J’ai enfoui l’anecdote dans les replis de ma capricieuse cervelle.
Jusqu’à ce que l’envie de peindre cette vieille barbouze me prenne.Aux premiers coups de pinceaux le souvenir a ressurgi. Je me suis revu dans ma mansarde, à plat ventre sur mon couvre-lit chenille jaune, confondu par la ressemblance entre le parmense et le sévillan. J’ai souri.

Depuis j’ai vu presque tous les films de l’un et presque toutes les toiles de l’autre. Pourtant, jamais encore je n’avais raccroché les wagons de ce train de souvenirs..

Le Porteur d’eau de Séville, Diego Velázquez, huile sur toile, 106,7 cm x 81cm, 1620

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Mathieu Amalric, estampe, papier piqué…

il y a 2 ans
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Mathieu Amalric

Espèce d’estampe, encore, avec de l’Amalric, de la barbe à ras, des dessins de téléphone, de réunions et des réminiscences de Yumeji , de Koizumi ou de Shunpan. On s’occupe…

(fantaisie graphique, dessins de téléphone, de réunions, papiers découpés, Ps pour les virages et l’assemblage)

Paysages havrais…

il y a 2 ans

Et l’on apprend un jour, presque par hasard, que Schopenhauer a passé quelques années de sa jeunesse, deux ou trois, au Havre, et qu’elles furent heureuses. Je cherche et rien. Pas un boulevard, pas une rue, pas une place, pas un lycée – lui qui aimait tant l’étude – ne porte son nom. Pourtant quelle gueule ça aurait !
Je suis trop négligent pour demander à Doudou une audience afin qu’il répare cette bourde, mais si d’autres s’en chargent ils auront mon meilleur sourire.
Le Havre, donc, au crayon, à l’encre, à toute vitesse, dans mon cahier Canson

(Canson ne leurre, je me souviens des jours anciens et je pleure)

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