Louise Bourgeois, Thomas Fersen, l’association libre…

il y a 1 an
Louise Bourgeois, encre de Chine, lavis, A4, 2025
Louise 

Tes lèvres, Louise,
Sont des portes d'église
Où j'entre le matin,
Le chapeau à la main.
Tes lèvres, Louise,
Penses-tu ce qu'elles me disent,
Ou c'est du caraco,
Le rubis d'un mégot?

Après tout, peu importe
Où j'allume ma clope,
Aux premiers feux du jour
Ou aux foudres de l'amour,
Si les miennes se grisent
À tes lèvres, Louise

Sur tes lèvres, Louise,
Les miennes sont assises.
Je ne décolle plus les fesses
De ce banc de messe.
Tes lèvres, Louise,
Crois-tu ce qu'elles me disent,
Ou cette basilique
Est un kiosque à musique?

Après tout peu importe
Où j'allume ma clope,
Si ce n'est pas l'amour,
Ce sont les alentours
Si les miennes se grisent
À tes lèvres, Louise.

Ta lettre, Louise,
Est arrivée tantôt.
De tes lèvres cerise,
Elles portent le sceau.
Tes lèvres, Louise,
Me donnent congé.
Ma rage s'épuise
Sur mes ongles rongés.

Paris te contient
Et je suis jaloux comme un chien.
Je reviens gratter à ta porte.
Tes lèvres sont closes.
Louise, tu m'envoies sur les roses,
Dis-moi quelque chose...
Rien.

Louise je ne veux plus
Que tu passes la nuit
En bas de l'avenue,
Sous un parapluie.


Thomas Fersen

Eddie Constantine, Alphaville, Godard, Éluard. Le cinésonge…

il y a 1 an
Eddie Constantine, huile, 30 cm x 40 cm, septembre 2025
Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres,
Nos silences, nos paroles,
La lumière qui s’en va, la lumière qui revient,
Un seul sourire pour nous deux,
Par besoin de savoir, j’ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d’apparence,
Ô bien-aimé de tous et bien-aimé d’un seul,
En silence ta bouche a promis d’être heureuse,
De loin en loin, ni la haine,
De proche en proche, ni l’amour,
Par la caresse nous sortons de notre enfance,
Je vois de mieux en mieux la forme humaine,
Comme un dialogue amoureux, le cœur ne fait qu’une seule bouche
Toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser,
Les sentiments à la dérive, les hommes tournent dans la ville,
Le regard, la parole et le fait que je t’aime,
Tout est en mouvement, il suffit d’avancer pour vivre,
D’aller droit devant soi vers tout ce que l’on aime,
J’allais vers toi, j’allais sans fin vers la lumière,
Si tu souris, c’est pour mieux m’envahir,
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard.


Paul Éluard retouché par Godard...
Le même, en valeurs de gris…
Nous n’en étions pas à notre premier Eddie. L’autre huile, pour mémoire.

Défilé de bobines chopées sur YouTube (2)…

il y a 1 an

Sketchs pour ces champions du blabla, Trapenard, Praud, Enthoven, Bégaudeau, Nothomb. Portraiturés aussi vite que possible, à la loyale, avec de l’eau, des pastilles de couleur, des crayons.

Augustin Trapenard, crayon, A4
Pascal Praud, aquarelle, A4
Raphaël Enthoven, aquarelle, A4
François Bégaudeau, crayon, A4
Amélie Nothomb, crayon, A4

Défilé de bobines chopées sur YouTube (1)…

il y a 1 an

Sketchs pour ces champions du blabla, Bascar, Onfray, Debray, Lordon.
Ainsi que deux grands joueurs d’Échecs : Mouhamad et Song. Tous portraiturés aussi vite que possible, à la loyale, avec de l’eau, des pastilles de couleur, des crayons.

Crayon, aquarelle, A4, Bascar (Distrayant mais amphigourique. Vaut aussi par son physique atypique )
Crayon, aquarelle, A4, Onfray (mieux pour moins cher)
Crayon, aquarelle, A4, Régis Debray. Républicain et philosophe haut de gamme. Brillant.
Crayon, aquarelle, A4, Lordon (Et je coupe le son…)
Crayon, aquarelle, A4, Joachim Mouhamad – professeur d’échecs sympathique et pédagogue. Excellent.
Crayon, aquarelle, A4, Julien Song. Maitre international d’échecs. Sympathique et pédagogue. Surjoue le discours intérieur à la post-prod de ses vidéos. C’est rigolo.

Z’étaient chouettes les filles du bord de mer (tsoin, tsoin, tsoin)…

il y a 1 an
Lavis d’encre de Chine, 15 cm x 21 cm, août 2025
Détail
Lavis d’encre de Chine, 15 cm x 21 cm, août 2025
Détail
Détail
Je me souviens du bord de mer
Avec ces filles au teint si clair
Elles avaient l'âme hospitalière
C'était pas fait pour me déplaire
Naïves autant qu'elle étaient belles

On pouvait lire dans leurs prunelles
Qu'elles voulaient pratiquer le sport
Pour garder une belle ligne de corps
Et encore, et encore...

Z'auraient pu danser la java !

David Lynch pour Éclipses, revue de cinéma…

il y a 1 an

Le volume n°76 de la revue ÉCLIPSES, consacré à David Lynch, et pour lequel nous avions réalisé son portrait, est désormais accessible à la commande sur le site www.revue-eclipses.com, au format imprimé ou PDF. On peut consulter le sommaire en ligne.
Coordonné par Youri Deschamps, cette revue sera également disponible dans votre librairie préférée dès septembre 2025.
Bonne lecture à tous.

Le tableau

David Lynch, huile sur papier, 30 cm x 40 cm, 2025, collection privée

Lino Ventura et Le porteur d’eau de Séville…

il y a 1 an
Une cuiller d’essence de térébenthine, une goutte d’huile de lin, une noisette de Terre de Sienne brûlée, papier toilé, 30 cm x 40 cm, 2025, en progression … (Voir l’œuvre)

Dans les années 70 mon père achetait chaque semaine un fascicule Alpha « Histoire de l’Art ». Tous les quinze ou vingt numéros, il les reliait en passant dans les agrafes deux lames d’acier qu’il glissait ensuite dans des couvertures cartonnées noires et or. Ces grands livres m’en imposaient.
J’étais enfant, je passais des heures, allongé sur mon cosy-corner, à regarder toutes ces reproductions de tableaux. Je ne ratais pas un numéro. Je ne lisais rien mais j’examinais toutes les images. Je mûrissais mon goût pour les fortes femmes en contemplant des Rubens et des Renoir. Ça me distrayait des Fripounet auxquels m’avait abonné une vieille cousine.
Un jour j’ai vu Le porteur d’eau de Séville, de Velázquez. Cette toile m’a beaucoup troublé. J’ai immédiatement reconnu un acteur très en vogue à cette époque : Lino Ventura. Je ne m’expliquais pas qu’il puisse être à la fois dans un tableau ancien et dans les pages de Télé Magazine. Il avait beau me paraitre vieux, je sentais bien que quelque chose clochait.
Les années ont passé. Ma confusion d’enfant s’est évanouie. J’ai enfoui l’anecdote dans les replis de ma capricieuse cervelle.
Jusqu’à ce que l’envie de peindre cette vieille barbouze me prenne. Aux premiers coups de pinceaux le souvenir a ressurgi. Je me suis revu dans ma mansarde, à plat ventre sur mon couvre-lit chenille jaune, confondu par la ressemblance entre le parmense et le sévillan. J’ai souri.

Depuis j’ai vu presque tous les films de l’un et presque toutes les toiles de l’autre. Pourtant, jamais encore je n’avais raccroché les wagons de ce train de souvenirs..

Le Porteur d’eau de Séville, Diego Velázquez, huile sur toile, 106,7 cm x 81cm, 1620

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David Lynch pour Éclipses, revue de cinéma…

il y a 1 an
Huile sur papier, 30 cm x 40 cm, 2025 pour Éclipses

Nous avions exécuté Jean-Luc Godard, nous avons récidivé avec David Lynch… Étoiles et toiles comme disait l’autre…

Couverture de la revue Éclipses (merci à Youri Deschamps). Numéro prévu à la rentrée.