Au hasard

Mileann…

il y a 17 ans



Acrylique sur panneau (médium 5mm) … 2009
En cliquant sur l’image vous accèderez au panneau original et vous pourrez mesurer la différence avec la version imprimée.
Voici la couverture que j’ai réalisée pour le joli livre de Pascale Perrier. aux éditions Oskar Jeunesse.. Ou comment les secrets de famille qu’on s’applique à taire peuvent devenir déterminants… Qui pourrait renoncer à savoir d’où il vient?…
Et ci-dessous, le pitch…

Après le décès accidentel de sa mère et de ses deux frères, Mileann décide de découvrir le passé familial qu’on lui a toujours caché, comme pour se raccrocher à une famille qui existe encore et faire son travail de deuil. Elle ne se doute pas de ce qu’elle va découvrir quand elle décide de se rendre, en cachette de son père, aux Quintanelles, le village natal de ses parents dont elle ignore tout. En même temps qu’elle comprend ce que sa famille cherche à oublier, Mileann va tenter de se reconstruire.

Tête de bois, tête de feu…

il y a 9 ans

aquarelle portraits le havre soluto

Dessin préparatoire, crayon sur papier 15 cm x 21 cm, février 2015

aquarelle portraits le havre soluto

Acrylique sur papier, 30 cm x 40 cm décembre 2016

On cherche une idée. Elles trainent parfois dans de vieux blocs. Tiens, celui-là par exemple, à portée de main, à moins d’une éclaboussure de barbouille… Feuilletons. Oui bof, je ne m’attendris pas. Un bonheur de mine de plomb n’a jamais donné d’office un bon dessin. J’en passe, dix, quinze. Vagues souvenirs de transes. Certains m’ont donné du fil à retordre. Je m’interroge. Celui-ci inachevé, pourtant bien commencé et trois pages plus loin celui-là trop poussé, bouché, plus paralysé qu’un écran qui freeze à la surprenante… Ça ne vieillit pas toujours bien les croquis.

Je m’arrête sur ce barbu (le dessin du haut). Flash. Je le vois en couleur, in extenso, dans des terres d’ombre, de Sienne brûlée, de blancs refroidis à l’Outremer. Je ne suis pas un torturé du projet,  du pourquoi. Pas même du comment. Une impulsion me suffit.  J’écrase sur la palette mes gros haricots de couleurs. Le pinceau gazouille sur le papier, bientôt les quatre choisies ne me suffisent plus. Je me dis que mon bonhomme prend des allures de Van Gogh, qu’il mérite son coup de fauve, son envolée de pâtes fraîches. C’est la douce bagarre, la caresse des soies, les effleurements délicats, les coups de brosses nerveux, farouches, vigoureux.

Et ça dure ce que dure l’amour les bons jours. Ça laisse pantois pareil, dubitatif, rêveur, sévère. Où vont se nicher les interrogations des hommes ? Quand vient l’heure de racler sa palette, de laver ses pinceaux on se demande pourquoi ces assauts de peinture, pourquoi tant d’acharnement à maintenir vivante la si fragile conviction qu’on ne vaut qu’en lignes et en couleurs.

On se demande aussi s’il reste encore beaucoup de tableaux à abattre avant d’achever le dernier, si l’on trouvera au retour de l’atelier un peu de cette fameuse terrine de pâté de lapin au frigo et s’il vaut mieux ouvrir un Côte-du-Rhône ou une Duvel pour lui jeter un sort..

Rideau!…

il y a 16 ans

— J’te l’avais dit qu’il fallait qu’on se grouille! Qu’on allait les rater ces deux expos!
— Mais ma caille!…
— Y a plus de caille! ni de sucrette! ni de gerbille! T’es qu’une nouille, un liseron! Dindon, va! C’est pas possible, ça, Roberto! je finirai pas mes jours avec toi! J’aime autant te dire qu’après une pareille boulette le grand aigle impérial en a pris un coup dans l’aile! Mais à quoi tu penses quand t’es plus préoccupé par tes hémorroïdes ou ton arthrose?! C’était difficile de mettre un post it sur le frigo avec marqué dessus « Attention derniers jours! » souligné en rouge?!
Mes bons amis, soyez moins bêtes que Camille et Roberto. Ne vous chipotez pas pour si peu… Sans doute aurons-nous l’occasion de nous rencontrer en d’autres lieux pour d’autres expositions…
Et encore merci à tous ceux qui sont venus au THV et à la Galerne pendant ces quelques semaines, qui m’ont soutenu et à qui j’ai pu montrer mon boulot de ces derniers mois… Sans eux la fête n’aurait pas eu le même goût… C’était trop bon d’exister au-delà d’un écran d’ordinateur…

 

Marjorie

il y a 18 ans

Marjorie, toute engluée dans le désir de sa mère, fait de jolies caprices de starlette… Elle touche à tout, n’écoute rien, ne comprend pas grand chose et tutoie tous les adultes. Sa mère pense avoir pondu-là une merveille incontestable. Pendant que je m’occupais de sa fille je l’ai autorisée, pour patienter et la faire taire,  à farfouiller dans ma bibliothèque. Elle est tombée sur des images de Jake et Dinos. Mauvaise pioche. Je ne crois pas qu’elle viendra chercher, ni ne me paiera, le portrait de sa fille…