Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025Acrylique à l’eau de mer, 30 cm x 40 cm, 2025
Une cuiller d’essence de térébenthine, une goutte d’huile de lin, une noisette de Terre de Sienne brûlée, papier toilé, 30 cm x 40 cm, 2025, en progression … (Voir l’œuvre)
Dans les années 70 mon père achetait chaque semaine un fascicule Alpha « Histoire de l’Art ». Tous les quinze ou vingt numéros, il les reliait en passant dans les agrafes deux lames d’acier qu’il glissait ensuite dans des couvertures cartonnées noires et or. Ces grands livres m’en imposaient. J’étais enfant, je passais des heures, allongé sur mon cosy-corner, à regarder toutes ces reproductions de tableaux. Je ne ratais pas un numéro. Je ne lisais rien mais j’examinais toutes les images. Je mûrissais mon goût pour les fortes femmes en contemplant des Rubens et des Renoir. Ça me distrayait des Fripounet auxquels m’avait abonné une vieille cousine. Un jour j’ai vu Le porteur d’eau de Séville, de Velázquez. Cette toile m’a beaucoup troublé. J’ai immédiatement reconnu un acteur très en vogue à cette époque : Lino Ventura. Je ne m’expliquais pas qu’il puisse être à la fois dans un tableau ancien et dans les pages de Télé Magazine. Il avait beau me paraitre vieux, je sentais bien que quelque chose clochait. Les années ont passé. Ma confusion d’enfant s’est évanouie. J’ai enfoui l’anecdote dans les replis de ma capricieuse cervelle. Jusqu’à ce que l’envie de peindre cette vieille barbouze me prenne. Aux premiers coups de pinceaux le souvenir a ressurgi. Je me suis revu dans ma mansarde, à plat ventre sur mon couvre-lit chenille jaune, confondu par la ressemblance entre le parmense et le sévillan. J’ai souri.
Depuis j’ai vu presque tous les films de l’un et presque toutes les toiles de l’autre. Pourtant, jamais encore je n’avais raccroché les wagons de ce train de souvenirs..
Le Porteur d’eau de Séville, Diego Velázquez, huile sur toile, 106,7 cm x 81cm, 1620
On The Road Again… Dernière ligne droite, dernier raidillon avant le tombé de rideau. Chausse tes boots, lève ton pouce, arrache-toi de ce canapé qui t’englue et taille la route. Va, roule, cours voir cette expo. Il sera toujours temps, place du Châtelain, quand tu t’en seras mis plein les mirettes, de t’arrêter en terrasse pour siffler une bonne binouze.
On rappelle l’essentiel : c’est à Bruxelles, chez Huberty & Breyne, et c’est David Merveille qui a concocté ce cocktail d’artistes. Le 19 juillet au soir il sera trop tard.
(Certes, nous avons proposé des huiles. Mais il y a aussi ces fusains de 30 cm x 40 cm à retrouver là-bas…)
Fusain, 29,7 cm x 42 cm, 2018 Fusain, 29,7 cm x 42 cm, 2018 Fusain, 29,7 cm x 42 cm, 2018Fusain, 29,7 cm x 42 cm, 2018