Tes lèvres, Louise, Sont des portes d'église Où j'entre le matin, Le chapeau à la main. Tes lèvres, Louise, Penses-tu ce qu'elles me disent, Ou c'est du caraco, Le rubis d'un mégot?
Après tout, peu importe Où j'allume ma clope, Aux premiers feux du jour Ou aux foudres de l'amour, Si les miennes se grisent À tes lèvres, Louise
Sur tes lèvres, Louise, Les miennes sont assises. Je ne décolle plus les fesses De ce banc de messe. Tes lèvres, Louise, Crois-tu ce qu'elles me disent, Ou cette basilique Est un kiosque à musique?
Après tout peu importe Où j'allume ma clope, Si ce n'est pas l'amour, Ce sont les alentours Si les miennes se grisent À tes lèvres, Louise.
Ta lettre, Louise, Est arrivée tantôt. De tes lèvres cerise, Elles portent le sceau. Tes lèvres, Louise, Me donnent congé. Ma rage s'épuise Sur mes ongles rongés.
Paris te contient Et je suis jaloux comme un chien. Je reviens gratter à ta porte. Tes lèvres sont closes. Louise, tu m'envoies sur les roses, Dis-moi quelque chose... Rien.
Louise je ne veux plus Que tu passes la nuit En bas de l'avenue, Sous un parapluie.
Eddie Constantine, huile, 30 cm x 40 cm, septembre 2025
Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres, Nos silences, nos paroles, La lumière qui s’en va, la lumière qui revient, Un seul sourire pour nous deux, Par besoin de savoir, j’ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d’apparence, Ô bien-aimé de tous et bien-aimé d’un seul, En silence ta bouche a promis d’être heureuse, De loin en loin, ni la haine, De proche en proche, ni l’amour, Par la caresse nous sortons de notre enfance, Je vois de mieux en mieux la forme humaine, Comme un dialogue amoureux, le cœur ne fait qu’une seule bouche Toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser, Les sentiments à la dérive, les hommes tournent dans la ville, Le regard, la parole et le fait que je t’aime, Tout est en mouvement, il suffit d’avancer pour vivre, D’aller droit devant soi vers tout ce que l’on aime, J’allais vers toi, j’allais sans fin vers la lumière, Si tu souris, c’est pour mieux m’envahir, Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard.
Paul Éluard retouché par Godard...
Le même, en valeurs de gris…Nous n’en étions pas à notre premier Eddie. L’autre huile, pour mémoire.
Sketchs pour ces champions du blabla, Trapenard, Praud, Enthoven, Bégaudeau, Nothomb. Portraiturés aussi vite que possible, à la loyale, avec de l’eau, des pastilles de couleur, des crayons.
Sketchs pour ces champions du blabla, Bascar, Onfray, Debray, Lordon. Ainsi que deux grands joueurs d’Échecs : Mouhamad et Song. Tous portraiturés aussi vite que possible, à la loyale, avec de l’eau, des pastilles de couleur, des crayons.
Crayon, aquarelle, A4, Bascar (Distrayant mais amphigourique. Vaut aussi par son physique atypique )Crayon, aquarelle, A4, Onfray (mieux pour moins cher)Crayon, aquarelle, A4, Régis Debray. Républicain et philosophe haut de gamme. Brillant.Crayon, aquarelle, A4, Lordon (Et je coupe le son…)Crayon, aquarelle, A4, Joachim Mouhamad – professeur d’échecs sympathique et pédagogue. Excellent.Crayon, aquarelle, A4, Julien Song. Maitre international d’échecs. Sympathique et pédagogue. Surjoue le discours intérieur à la post-prod de ses vidéos. C’est rigolo.
Lavis d’encre de Chine, 15 cm x 21 cm, août 2025DétailLavis d’encre de Chine, 15 cm x 21 cm, août 2025DétailDétail
Je me souviens du bord de mer Avec ces filles au teint si clair Elles avaient l'âme hospitalière C'était pas fait pour me déplaire Naïves autant qu'elle étaient belles
On pouvait lire dans leurs prunelles Qu'elles voulaient pratiquer le sport Pour garder une belle ligne de corps Et encore, et encore...