Zouc pour Zouc, podcast France-Culture…

il y a 1 mois
C'est pas parce que c'est ma fille, Lou Quevauvillers, qui a réalisé cette Expérience que je la glisse dans mon blog. Mais un peu quand même...

"Zouc pour Zouc" est une missive radiophonique envoyée à Zouc, comédienne suisse extrêmement populaire dans les années 1970-1980. Pourvu que cette Expérience, en forme de déclaration d’amour à son travail, à sa bizarrerie et à son audace parvienne jusqu'à ses oreilles !

Une Expérience de Lou Quevauvillers réalisée par Clémence Gross.

Ci-dessous, deux dessins représentants Zouc, réalisés pour appuyer le podcast.

Encre de Chine à l’eau, 21 cm x 29,7 cm, février 2026
Encre de Chine à l’eau, 20 cm x 20 cm, février 2026
Encre de Chine à l’eau, 21 cm x 29,7 cm, février 2026

Edward Hopper (1882-1967)

il y a 1 mois
Mise en page numérique
Edward Hopper (1882-1967)
Il méprisait l’illustration. Un jour que Jo, sa grinçante épouse, décrivait une de ses toiles pour une télévision américaine, Edward l’interrompit.
— Arrête, tu en fais du Rockwell !
Il détestait l’anecdote, le pittoresque et la petite trouvaille qui pousse au bon sourire. Il ne pouvait pas voir l’idée en peinture. Non, lui, ce qu’il goûtait c’était l’indicible, les sentiments mêlés, la sensation au sens rimbaldien du terme. De sa formation en France, d’ailleurs, il avait ramené une touche impressionniste et une passion pour Verlaine, Rimbaud. Pour Hugo, aussi. Alors ça !
Ses toiles de jeunesse, parisiennes, sont fluides, enlevées, presque jetées. Celles de la maturité sont structurées, pesantes, magistrales, prenantes, hypnotiques. On a beau les avoir trop vues, elles nous arrêtent encore et viennent directement fouiller ce qui en nous se tait et nous étreint.
Les marchands l’ont bien compris, qui le collaient à tout-va sur les couvertures de leurs livres, en misant sur l’effet barnum de sa peinture. Ses images sont un siège rehausseur pour tous les petits auteurs. Il offre, n’est-ce pas, un tel écho à notre sentiment de solitude, à notre condition humaine.
L’illustrateur Rockwell n’illustre plus rien. Il est démodé, encapsulé dans l’âge d’or d’une Amérique qu’on ne cesse de revisiter et de remettre en cause. Le joli a fait long feu. Il vaut pour ce qu'il était. Hopper, lui, n’a pas bougé. La séduction n’était pas son affaire. Toujours nous irons vers ces artistes inflexibles. Ceux qui nous font des mines nous lassent vite.
Crayon, 21 cm x 29 cm, 2026

Pop Série, expo Sous-bocks chez Arts Factory, deuxième salve…

il y a 2 mois
Gouache sur sous-bock. 10,4 cm ⌀ 2026
Sous-bockisme vaincra ! Merci à @laurentlolmede
La lutte continue ! Nous en sommes.

Nouvelle SOUS-BOCKS EXPO (Collective) chez Arts Factory à Paris.
27 rue de Charonne 75011 paris | métro : Bastille / Ledru-Rollin
du lundi au samedi : 12h30-19h30
+33 (0)6 22 85 35 86
Vernissage le 20 janvier 2026
Gouache sur sous-bock. 10,4 cm ⌀ 2026
Reprise de la gouache d’hier, afin d’atténuer les blancs trop lumineux de la première version.
Sous-bock. 10,4 cm ⌀ 2026

Expo Sous-bocks chez Arts Factory…

il y a 2 mois
Gouache sur sous-bock. 10,4 cm ⌀ 2026

Sous-bockisme vaincra ! Merci à @laurentlolmede
La lutte continue ! Nous en sommes.

Nouvelle SOUS-BOCKS EXPO (Collective) chez Arts Factory à Paris.
27 rue de Charonne 75011 paris | métro : Bastille / Ledru-Rollin
du lundi au samedi : 12h30-19h30
+33 (0)6 22 85 35 86
Vernissage le 20 janvier 2026.

Gouache sur sous-bock. 10,4 cm ⌀ 2026
Gouache sur sous-bock. 10,4 cm ⌀ 2026

Marcel Duchamp…

il y a 4 mois
Crayon, 21 cm x 29,7 cm
Mise en page numérique

C’est l’autre grand Duduche. Il était peut-être moins drôle, mais il était plus farceur. Il jouait aux échecs contre des dames nues, ce qui ne l’empêchait pas de gagner quand même. Cet amateur de choses toutes faites cultivait des champs de poussière, se travestissait pour promouvoir des senteurs, peignait des moustaches à Mona Lisa et créait des acronymes rigolos. Il contrepétait à l’occasion.
C’était un champion du désengagement. Pour lui l’art était moins une affaire d’artiste que de musées et de regardeurs. Ceux qui s’en réclament sont tous nuls. Ils s’appuient sur l’escabeau de son discours. Si vous retirez l’escabeau tout dégringole (mais vous pouvez garder les financements).
Gloire aux artistes contemporains qui proclament : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau.

Lucian Freud…

il y a 4 mois
Crayon, 21 cm x 29,7 cm
Mise en page numérique
Je me demande s’il était taquin et s’il aimait la reine. Je repense aussi à ces photos du vieillard, au lit avec Kate Moss, qu’il a peinte (sur et sous la toile, quels beaux draps !). 
Ses premières œuvres étaient maigres, dessinées, presque gracieuses. Les dernières étaient grasses, texturées, massives et brutales. Des gris froids, des jaunes, des ocres et des terres pour peindre la peau, la chair, le cru, le rond et le froissé dans une lumière glaçante.
Peu de chose, in fine, pour dire sans ambages la vérité des corps étalés et notre condition.

Henri Matisse…

il y a 4 mois
Crayon de couleur, 21 cm x 29,7 cm
Mise en page numérique
Riri et Pablo se tiraient la bourre. Il me semble qu'aujourd'hui, la fraîcheur de Matisse l'emporte. L'épure, l'épure. Nous aimons ses fusains, ses papiers découpés, ses huiles fauves. Nous aimons tout en fait.
(A influencé des créateurs de tissus, des illustrateurs, des décorateurs...)

Joan Miró…

il y a 4 mois
Crayon de couleur, 21 cm x 29,7 cm
Mise en page numérique
Miró est une forme conjuguée du verbe espagnol « mirar », qui signifie regarder. Soyons plus précis : il s’agit de la troisième personne du singulier au passé simple de l’indicatif. Pas mal pour un peintre. 
Il vit ce que personne avant lui n’avait vu.
Petit, j’ai dormi quelque fois dans une chambre dont le papier peint était inspiré par sa peinture (la beauté cachée des lés, des lés, se voit sans…) C’était un papier noir avec des haricots rouges, des bananes bleues et des mitochondries jaunes qui flottaient dans un cosmos encombré. De fines lignes reliaient les motifs. Parfois elles s’entortillaient comme des pelotes de fil. C’était une époque où les Shadocks et les Gibis triomphaient à l’écran, où l’on rêvait aux planètes. Dans ma petite cervelle, tous ces univers cohabitaient harmonieusement. Ils participaient de la même constellation.
1) Crayon, novembre 2025
2) mixage numérique