Au hasard

Vedettes, pages de cahier à dessins (Frames) 002…

il y a 8 ans

Pages de cahier…

Les vedettes de mon enfance telles que je les voyais dans les pages du Télémagazine de mes parents. Je m’appliquais déjà à les recopier pour les posséder un peu. La rousse m’en fichait plein les yeux. J’en aurais bien fait une femme infidèle à mon profit. Je nous voyais en songe jouant à cache-cache sous des édredons. Des rêveries sans conséquences, à l’âge où l’on ne souffre pas de durcir pour des prunes… « Il est sage Laurent, quand il dessine… » disait ma mère en passant la tête par-dessus mon épaule.

C’était le temps des gouaches en pastilles, du pinceau à deux balles et du papier qui gondole… Le plaisir presque pur de peinturlurer.

La chanson de Souchon : « j’ai dix ans… »

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

Brigitte (déjà un peu avancée), Sylvie et ma préférée la rouge Stéphane (qui a tenu dans ma vie la place des louchons dans celle de Descartes, ouais mon pote…)

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

Aimez-vous Sagan ?…

il y a 5 ans

Un sang d’aquarelle… Je me souviens de Françoise Sagan, de sa tristesse, de sa langueur, de sa diction précipitée, de son ironie, de son regard perçant sous sa frange, de ses romans aux titres si élégants…

Georges Perec, Perec, graphite, dessin, fusain, board, grey, body, soluto peinture, digital, numerique, toi, moi, le chat, bipolaireCrayon sur papier, 21 cm x 29,7 cm, juin 2021
nu, body, graphite, dessin, fusain, board, grey, body, soluto peinture, digital, numerique, toi, moi, le chat, bipolaireLavis d’encre de chine, 23,5 cm x 24 cm, juin 2021
Georges Perec, Perec, graphite, dessin, fusain, board, grey, body, soluto peinture, digital, numerique, toi, moi, le chat, bipolaireCrayon de couleur sur papier, 21 cm x 29,7 cm, juin 2021
 nu, body, graphite, dessin, fusain, board, grey, body, soluto peinture, digital, numerique, toi, moi, le chat, bipolaire
Crayon sur papier, 21 cm x 29,7 cm, juin 2021

 

« Je suis couché dans un plaid bariolé comme ma vie… »

il y a 15 ans

 

Les rythmes du train
La « moëlle chemin-de-fer » des psychiatres américains
Le bruit des portes des voix des essieux grinçant sur les rails congelés
Le ferlin d’or de mon avenir
Mon browning le piano et les jurons des joueurs de cartes dans le compartiment d’à côté
L’épatante présence de Jeanne
L’homme aux lunettes bleues qui se promenait nerveusement dans le couloir et me regardait en passant
Froissis de femmes
Et le sifflement de la vapeur
Et le bruit éternel des roues en folie dans les ornières du ciel
Les vitres sont givrées
Pas de nature !
Et derrière, les plaines sibériennes le ciel bas et les grands ombres des taciturnes qui montent et qui descendent
Je suis couché dans un plaid
Bariolé
Comme ma vie
Et ma vie ne me tient pas plus chaud que ce châle écossais
Et l’Europe toute entière aperçue au coupe-vent d’un express à toute vapeur
N’est pas plus riche que ma vie
Ma pauvre vie
Ce châle
Effiloché sur des coffres remplis d’or
Avec lesquels je roule
Blaise Cendrars.
Extrait des Pâques à New-York

Paf et Pafpaf à la Villa Perrotte…

il y a 14 ans

Soluto Villa Perrotte soiree masque lumiere carpe diem peinture dessin

Ces deux-là sont la hantise de l’art contemporain. Ils font la pluie et le beau-temps. Quand ils se penchent sur une œuvre le marché s’emballe. S’ils s’en détournent les sourires se figent. Alors Bâle, Tokyo, Paris, Bruxelles, Los Angeles et même Cancale la tranquille se mettent à trembler.

A l’heure où je vous écris des marchands d’art du monde entier retiennent leur souffle.

Malgré leur tenue camouflage (que ce croquis a pu saisir) on les a reconnus ! Rien ne sera plus jamais comme avant…

Paf et Pafpaf ont posé leur jet privé dans un herbage de Veules les Roses. Par la route, en Katrelle, ils sont arrivés discrètement dans la cité des ivoiriers. Ils ont mangé des moules sur le quai du Carénage et les auraient trouvées bonnes (c’est vous dire dans quelles dispositions sont ces deux flèches).

Les observateurs sont catégoriques. Ils passeront ce week-end à la Villa Perrotte. Ne laissez pas ce lieu courageux se faire dépouiller par ces spéculateurs sans scrupule ! Achetez les dernières toiles pendant qu’il en est encore temps. Dimanche soir il sera trop tard.

Sacrifiez les études de vos enfants, renoncez à vos futiles vacances, revendez vos posters dédicacés, pillez votre belle-mère… Faites vite…

Avant que ne soient dispatchées aux quatre coins du monde ces tableaux, agissez !

 

Exposition Soluto à la Villa Perrotte

Du 26 avril au 24 juin 2012