Parution d’une nouvelle de Soluto dans Décapage…

il y a 13 ans

Parlons un peu du numéro automne-hiver de la revue Décapage.

On y trouve une nouvelle inédite dans laquelle je raconte l’histoire de la jeune Fernande.

Je vous invite à vous y plonger ! Vous goûterez ainsi l’ambiance délicieuse de 1973, partagerez la vie du petit café de Drogancourt,  frissonnerez avec la fillette devant le juke-box, inventerez avec elle des pas sur les chansons de Sheila.

Un goût d’enfance vous montera aux lèvres…Il sera vite dissipé.

Si vous vous aventurez dans ces quelques pages vous saurez aussi pourquoi  la vie simple et modeste de ma petite héroïne s’est trouvée bouleversée par un grand texte littéraire. Quelques noirs secrets vous seront enfin révélés, à vous seul, qui vous expliqueront pourquoi les photos, parfois, doivent changer de cadre…

Quand je pense à Fernande* je me dis que, décidément, l’amour n’est pas un bouquet de violettes.

*La nouvelle reprend le titre de la célèbre chanson Quand je pense à Fernande de Georges Brassens

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Les premières lignes de la nouvelle…

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La page d’illustration de Fernande, crayon bleu, mise en couleur numérique…

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Dessins sur l’air de « Nous recherchons votre correspondant » (trois minutes) qui se termine immanquablement par « votre correspondant n’est pas disponible, veuillez renouveler votre appel… »

il y a 13 ans

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Héros fatigués sur papier fatigué

Buriné à gâpette…

il y a 13 ans

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Crayon, 15 cm x 21 cm

J’aime les casquettes pour l’ombre froide qu’elles jettent sur les fronts, les lunettes de métal qui accrochent les éclats du soleil, les branches en fil de fer qui barrent les pommettes et les tempes, les verres solaires qui teintent les joues de brun, de bleu, de mauve. J’aime les trognes noueuses, ravinées, burinées, méchantes et de mauvais poil. J’aime les creuser, les tendre, les fouiller et les tordre d’une mine pointue ou émoussée. J’aime quand l’œil n’est plus inquiet et que la main devient intelligente. J’aime ce temps où les mots n’ont plus cours. J’aime aussi le goût de bois des crayons mâchouillés, le balancement de la bombe, l’odeur du fixatif et les bruits de la ville qui reprennent possession de l’atelier…

Le pubis de lumière… (Schiffter, Nori)

il y a 13 ans

La couverture du dernier ouvrage de Schiffter, Le charme des penseurs tristes, a tout de suite retenu mon attention. L’auteur de la photo, Nori, a su capturer, au fond d’une sorte d’entonnoir de lumière, un personnage solitaire descendant vers la mer. Un individu minuscule avançant sur une route déserte entre un château et la végétation, le masculin et le féminin, la culture, la nature… Toutes ces choses qu’on ne manque pas de projeter pour peu qu’une image somptueuse vous résiste un peu.
C’est en renonçant à examiner la photo dans le détail, et en prenant un peu de recul, que s’est levé ce pubis de lumière… Je n’ai pas pu résister. J’ai, à partir de cette photo, réalisé le montage ci-dessus.
Schiffter n’en a pas été fâché puisqu’il l’a publié sur son blog.
Vous pouvez vous lancer dans ce livre. Si d’aventure il n’était pas pour vous, vous n’y comprendriez rien et en sortiriez indemne. Mais à l’inverse, si ce texte vous trouve, il déploiera son charme et vous touchera profondément. Peut-être même durablement.
Je vous livre l’une des phrases de l’auteur que j’ai recopiée afin de ne pas la perdre trop vite « Le sentiment tragique de la vie répugne à l’esprit de sérieux, sa parodie vulgaire. »

Qui dit mieux?


http://lephilosophesansqualits.blogspot.fr/

http://www.claudenori.com/

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Montage à partir de la couverture du dernier livre de Schiffter  

septembre 2013