Ça nibarde, chatte et saigne, certains mauvais quarts d’heure, sur mes sténo-blocs. Cause au Samsung qui grelotte aux moments inopportuns, aux discussions languissantes, aux convocations torves. Sale temps pour la feuille qui traîne, soumise, vierge, offerte aux souillures, couchée sur sa semelle de carton gris, prisonnière de son ressort… La bille roule, la mine chuinte. Les mignonnes farfouillent, creusent, s’épuisent à la recherche des filons répugnants. Elles en trouvent de sévères.
Et tandis que ça débagoule, la main libérée s’amuse, batifole, s’excite toute seule sur des rondeurs, des mollesses, des raideurs. Ici je coupe un chien en deux, lui brise les reins, le tords pattes au ciel. Là, je tranche des doigts poilus. Passent des gerbes d’enfants nus, poignets cassés, sous le regard de femmes idiotes. La conversation s’éternise. Je me complais à arrondir chacun des grains de leurs mamelles qui dégoulinent jusqu’aux genoux.
Les causeurs, les cafouilleux du potin, peuvent bien faire des détours par les satellites et revenir me farcir les anses de leurs histoires. M’en raconter de grinçantes et de sucrées…
Je ne les écoute pas plus que je ne me vois dessiner.
Car il n’est pas d’absence qui me soit plus douce.
Bic sur papier 2015
Crayon sur papier 2015




















