Collection « On verra bien »…

il y a 16 ans

La page du catalogue des Rêveurs qui annonce la collection « On verra bien« …

(où l’on retrouve les excellents Larcenet, Lizano, Carlos et Lucas Nine, Golo, Cazanave…)
Ma page chez  Les Rêveurs
Ps: je me souviens que lorsque j’ai fait ce dessin, j’étais très préoccupé (je le suis toujours d’ailleurs) par les dessins et la peinture d’Edouard Manet… Je dis ça comme ça, en passant, aux quelques uns que ça intéresse peut-être, et qui ne verront pas le rapport, ni de loin, ni de près…

Couverture du catalogue des Rêveurs…

il y a 16 ans


Les voilà rassemblés, tous mes Rêveurs, et je les remercie encore de leur concours… Cette toile, dont vous avez vu ces dernières semaines de nombreux extraits, a été réalisée pour le catalogue des Rêveurs… Elle fait 120 x 60 cm, et elle a été réalisée à l’acrylique sur une toile de polyester au grain que j’adore… Il ne me reste plus qu’à la vernir et à lui trouver un bon lieu de stockage…

Sexy boy, son capuchon sur les épaules, et interrogations de fin d’année….

il y a 16 ans


«Ce serait un moindre mal de mourir si l’on pouvait tenir pour assuré qu’on a du moins vécu.»
[Clément Rosset]Le Réel et son double


 

Des fois j’en cause avec mon gars, qui me regarde alors avec des yeux ronds… Pour lui, pas de problème, la réalité du monde, il en est la preuve vivante… Moi, je suis plus dubitatif… Qu’on vienne me prouver que j’existe ! Que tout ce qui parait être n’est pas que la mise en scène d’un faux cerveau déréglé qui s’invente en continu (Et c’est pas René Desbrèmes qui pourrait oser me dire le contraire ! Il serait culotté !  Parce que sa soluce, à lui, son dieu organisateur qui vient boucher le grand trou vacant et sa preuve ontologique à deux balles, elle me parait un tantinet artificielle, si j’peux m’permettre !…)… Parfois, quand elle fait ses comptes-rendus, j’enquiquine Moly avec mes interrogations rigolardes (car tout ça ne me rend pas triste… Au contraire !… Manquerait plus que ça, de n’être pas et de se prendre au sérieux…) Elle essaie alors de me faire taire en sous-entendant que je me fais du mal (tu parles…) Mais j’insiste en espérant la troubler un peu (je ne prends pas de gros risques, elle est du lot des bienheureux qui ne doutent de rien et qui se déplacent dans un monde de certitudes…) Je suis comme ça…

Taquin et content de moi…

 

Pourquoi me lancé-je sur mon grand sujet secret et vous en entretiens-je ? Parce que c’est la fin de l’année, que ça me travaille la substance en délicatesse et que j’aime bien, en guise de cadeaux, partager mes questions…

 

Et en plus, pas vache, comme le sujet de mon post est épineux,  vous êtes dispensés du ménage et des commentaires (laissez seulement les clés dans la boite en partant et venez me claquer un bécot sur facebook… ça suffira comme ça)!


In extremis, les bons voeux…

il y a 16 ans

acrylique sur toile 130 x 97 cm

Chers tous, amis, artistes,

Pour ne pas trop me distinguer je m’en vais, in extremis et sans précipitation, vous souhaiter bonne cette année 2010… Pourtant… Tous les ans, c’est comme ça… on recommence à l’identique… On forme des vœux, on se veut du bien, on se dit des douceurs roulées dans des sourires… Mais au fond rien ne change…

Livrés aux grossières paluches de la fortune, qui dispose de nous avec une indifférence souveraine, on se prend dans les ratiches, quoi qu’on se soit souhaité, le meilleur et le pire… Les vents sont favorables ? Ça rigole. La tempête faire rage ? On serre les miches, on tente de s’arrimer et on fait gaffe de ne pas basculer à la baille. Presque pire, si la mer est d’huile, jamais content, on pousse des soupirs d’ennui, tout privé que nous sommes du plaisir de nous plaindre…

Alors hein, les bons vœux, pour ce qu’ils ont d’influence sur nos petites vies…

Vous verrez, 2010 aura sa rubrique nécro bien garnie, tout comme les autres années… Ne pas vouloir le voir c’est se mettre une cagoule sur la tronche devant derrière…

Nan, nan, nan… Ce que je nous souhaite, ce n’est pas de passer entre les gouttes (éloignons-nous quand même des gouttières trouées…)  ni d’éviter les coups du sort, bons ou mauvais (la réalité est en fait assez bonne fille, quand elle nuit, c’est toujours sans intention de nuire et quand elle nous comble c’est souvent par inadvertance…)  mais plutôt d’avoir la vigueur et l’énergie pour supporter toutes ces facéties noblement. De triompher des aléas et des vicissitudes  sans qu’ils nous abîment trop (de ça, il ne tient qu’à nous… travaillons à être plus fort…) et d’avoir assez de discernement pour accrocher la queue du bonheur quand il passera (l’air de rien) à côté de nous.

Je nous souhaite la force de la dignité en toutes circonstances…

Et puis surtout, entre deux coups de chaud ou deux coups de mou, n’oubliez pas de venir me visiter sur mes pages… Enfin quoi ! Mes statistiques et moi, on vous réclame !

La grosse bise…

Soluto


(Et toujours, le livre  « Vies à la ligne » disponible chez les meilleurs libraires, et bien sûr sur le site des Rêveurs…)

Scène de la vie moderne n°28…

il y a 16 ans

Il se rapprochait de moi en s’agrippant à la barre de cuivre du zinc. Bientôt nous serions coude à coude. Il louchait maintenant sur mes cacahouètes. C’était un de ces humiliés chroniques qui ne savent pas se taire. Et ça n’a pas manqué, il a dit tout de go en regardant les bouteilles de l’autre côté du bar, à mon adresse mais comme pour lui-même : « Une vie passée à vendre des milliers d’hectolitres de revêtement mural aux propriétés ignifugeantes pour rembourser une maison branlante, où vous avez logé une femme à demie effrayée par tout ce qui bouge, est une vie mal barrée. Ça ne doit plus durer. Il faut rompre cet engrenage, casser la chaîne des causalités, reprendre la main et cesser cette comédie en beauté… » Puis il s’est tourné vers moi avec un sourire inquiétant… « C’est pas vrai ? » qu’il a dit en levant le menton… Je n’ai rien répondu, trop occupé que j’étais à chercher une contenance, mais c’était déjà trop tard. Une demi-heure plus tard j’en savais trop et nous regardions ensemble sur son téléphone portable les photos de sa femme, de sa fille, de sa  maison et de sa maîtresse, gironde, qui venait de le quitter…

Au miroir…

il y a 16 ans

Elle martyrisait à plaisir sa mémoire
C’était au beau milieu de notre tragédie
Le monde ressemblait à ce miroir maudit
Le peigne partageait les feux de cette moire
Et ces feux éclairaient des coins de ma mémoire

 

Petit Rêveur en casquette bleue…

il y a 16 ans

Donatien

En cliquant sur l’image vous pourrez rentrer dedans, je veux dire dans le grain de la toile et le moelleux des couleurs… C’est pour ceux que la barbouille, en tant que matériau, tout comme moi, toujours épate…

Et puis, suite à une fausse manip’,  j’ai viré Narbé, qui aussitôt m’en a fait le reproche (Hé, Nanard, mets-moi six côtelettes à gauche, c’est Jeanne qui viendra les chercher… Tu les glisses sur l’ardoise, je te les règle vendredi….)


Voilà   donc le retour de Narbé, joyeux boucher!