
(où l’on retrouve les excellents Larcenet, Lizano, Carlos et Lucas Nine, Golo, Cazanave…) Ma page chez Les Rêveurs
Chers tous, amis, artistes,
Pour ne pas trop me distinguer je m’en vais, in extremis et sans précipitation, vous souhaiter bonne cette année 2010… Pourtant… Tous les ans, c’est comme ça… on recommence à l’identique… On forme des vœux, on se veut du bien, on se dit des douceurs roulées dans des sourires… Mais au fond rien ne change…
Livrés aux grossières paluches de la fortune, qui dispose de nous avec une indifférence souveraine, on se prend dans les ratiches, quoi qu’on se soit souhaité, le meilleur et le pire… Les vents sont favorables ? Ça rigole. La tempête faire rage ? On serre les miches, on tente de s’arrimer et on fait gaffe de ne pas basculer à la baille. Presque pire, si la mer est d’huile, jamais content, on pousse des soupirs d’ennui, tout privé que nous sommes du plaisir de nous plaindre…
Alors hein, les bons vœux, pour ce qu’ils ont d’influence sur nos petites vies…
Vous verrez, 2010 aura sa rubrique nécro bien garnie, tout comme les autres années… Ne pas vouloir le voir c’est se mettre une cagoule sur la tronche devant derrière…
Nan, nan, nan… Ce que je nous souhaite, ce n’est pas de passer entre les gouttes (éloignons-nous quand même des gouttières trouées…) ni d’éviter les coups du sort, bons ou mauvais (la réalité est en fait assez bonne fille, quand elle nuit, c’est toujours sans intention de nuire et quand elle nous comble c’est souvent par inadvertance…) mais plutôt d’avoir la vigueur et l’énergie pour supporter toutes ces facéties noblement. De triompher des aléas et des vicissitudes sans qu’ils nous abîment trop (de ça, il ne tient qu’à nous… travaillons à être plus fort…) et d’avoir assez de discernement pour accrocher la queue du bonheur quand il passera (l’air de rien) à côté de nous.
Je nous souhaite la force de la dignité en toutes circonstances…
Et puis surtout, entre deux coups de chaud ou deux coups de mou, n’oubliez pas de venir me visiter sur mes pages… Enfin quoi ! Mes statistiques et moi, on vous réclame !
La grosse bise…
Soluto
J’ai, comme tout le monde, passé ma vie à mentir. Souvent par délicatesse et parfois par faiblesse… Pas pour truquer. Oh ben non, vous pensez bien… Plutôt par souci d’être courtois, pour la belle harmonie du jeu social, pour ne pas blesser ou pour ne pas trahir. Ou pour obtenir les faveurs de jolies femmes (pardon)… Mais quand les Rêveurs m’ont proposé de publier mes textes et mes dessins, là j’ai flairé la bonne occase. J’allais enfin pouvoir dire la Vérité. Ah pas la mienne! (faut quand même pas pousser…) Non, plutôt celle de gens que j’ai croisés, que j’ai parfois accompagnés, que j’ai tenté de comprendre ou avec qui j’ai eu des mots. Bon, bien sûr, de temps en temps il a quand même fallu que je raboute du disjoint, raccommode du divers, déplace des lumières et débouche des ombres. Je n’ai pas pu me refaire d’un coup ; c’était sans doute trop pour moi.
Et puis, reconnaissez-le, l’honnêteté sonne souvent faux. Mieux vaut quand même la trahir un peu. Pour rester vrai. Pour que vous me croyiez mieux…
Après le décès accidentel de sa mère et de ses deux frères, Mileann décide de découvrir le passé familial qu’on lui a toujours caché, comme pour se raccrocher à une famille qui existe encore et faire son travail de deuil. Elle ne se doute pas de ce qu’elle va découvrir quand elle décide de se rendre, en cachette de son père, aux Quintanelles, le village natal de ses parents dont elle ignore tout. En même temps qu’elle comprend ce que sa famille cherche à oublier, Mileann va tenter de se reconstruire.
« Dans les cordes »
« Dans les cordes », ce sont des histoires tournant autour du monde de la nuit, du jeu, du jazz, et du strip-tease. Dans chacune de ces histoires, un ou plusieurs personnages font face à un moment crucial de leur existence. Des marginaux, des laissés-pour-compte, musiciens ou barmen qui tentent de sauver ce qu’il leur reste de dignité. Chacun à leur façon, dans la violence ou le renoncement, dans le geste libérateur ou la pudeur masquée.
« Dans les cordes » convoque 4 auteurs en équilibre sur le fil rouge d’histoires écrites par un seul écrivain, Joseph Incardona, se passant chacune dans un lieu et une époque différentes. Le point de vue, le style de chaque auteur renforce l’univers propre à chaque histoire, l’unité de temps, de lieu et d’action étant éclatées pour mieux se reconstituer au travers d’un jeu de miroirs où chacun regarde l’autre, de façon à la fois indépendante et liée.
Pour mémoire l’histoire d’Incardona que j’ai illustrée s’intitule « Nouveau Départ »…
Dessins de Marc Moréno, Soluto, Julien Mariolle…
Sortie en avril 2008 aux éditions Les Enfants Rouges
Sortie en coffret avec livret et tiré-à-part en juin 2009