Fragment d’un sténo-bloc scanné, mise en couleur numérique
J’sors avec ma frangine, maintenant que je suis grande.
J’mets ses robes et ses jeans mais faut que je lui demande.
Je m’en fous, je suis mieux qu’elle, oh non, pas ce soir ! Merci pour le réglisse mais je peux pas accepter.
Avec ma ligne, je dois me surveiller.
Merci pour le speech sur les noces des abeilles.
Ça m’a touchée, c’est un truc à étudier.
Bien vu le dernier plan où tu m’as fait pleurer.
C’est noté, comment l’oublier ? T’oublies pas la monnaie, rappelle-toi, tu m’as promis.
T’oublies pas la monnaie, tu croyais que c’est gratuit. J’sors avec ma frangine, maintenant que je suis grande.
J’mets ses robes et ses jeans, tant qu’il y a de la demande.
Je m’en fous, je suis mieux qu’elle, oh non, pas ce soir ! Le garçon que j’aime fait peur à mes voisins.
Il a du cran dans son costard italien.
Avant qu’on cohabite, il fréquentait Corinne.
Qu’est-ce qu’elle lui veut ? C’est une gamine !
Merci pour le réglisse mais je peux pas accepter.
Avec ma ligne, je dois me surveiller. T’oublies pas la monnaie, rappelle-toi, tu m’as promis.
T’oublies pas la monnaie, tu croyais que c’est gratuit. T’oublies pas la monnaie, toi et moi, qu’est-ce que t’en dis ?
T’oublies pas la monnaie, rappelle-toi, tu m’as promis.
Bashung/Bergman 1981
Ps La mise en page sur over-blog devient impossible… Désolé de ce désordre… Je n’ai pas réussi à centrer le texte ci-dessus… Dommage. Il a été chanté par Bashung sur l’excellent album Pizza…
Chers amis,
La Villa Perrotte organise pour ses 5 ans une rétrospective.
Nous sommes 40 et j’en suis !
Aussi suis-je ravi de vous inviter au vernissage de cette exposition.
Vous pourrez aussi voir les œuvres de chaque artiste jusqu’au 22 décembre 2013.
Acrylique sur toile, 80 cm x 80 xm, oct-nov 2013
Toutes les informations, liste des artistes, adresse et téléphone, sont dans le carton ci-dessous…
…
Nous y voici!
Glaces sans tain est sorti!
Bonne lecture à tous ceux qui s’aventureront dans ses pages et ses faux reflets…
Quelques infos sur le livre ici
Quelques infos sur l’auteur là
Signature du livre à la Galerne le 19 janvier 2013
La Galerne est située au
148 Rue Victor Hugo
76600 Le Havre
Glaces sans tain a été édité par Le Dilettante
On en reparlera ici-même, bien sûr, mais j’ai le plaisir impatient de vous annoncer
La sortie de
Glaces sans tain
prévue pour janvier 2013
Aux éditions le dilettante
Pour plus d’informations sur ce livre allez sur le site de l’éditeur dans la rubrique « à paraître »
ou suivez ce lien
Verso…
Stylo Couleur numérique…
— Pardonner quoi ?
— Pour cette môme : je ne vois pas d’autre moyen pour t’empêcher de pleurer encore que de m’en occuper tout de suite. Allez, en route : on retourne à Paris, je serai chez elle avant minuit. Tu m’attendras dans la guinde, et ensuite dodo, un jour, deux jours, huit jours, tant qu’on voudra. Ça faisait un sacré moment que j’avais envie de la scier, mais il a fallu ce matin et tes lettres pour me décider… toujours ce désir bête de casser sans effraction, que veux-tu. Mais lorsqu’il faut passer à tout prix, et crac, et boum, tant pis : elle va raquer la peine que je t’ai faite.
Albertine Sarrazin L’Astragale 1964
Stylo-bille Couleur numérique…
My story is much to sad to be told
But practically everything leaves me totally cold
The only exception I know is the case
When I’m out on a quiet spree, fighting vainly the old ennui
And I suddenly turn and see
Your fabulous face I get no kick from champagne
Mere alcohol doesn’t thrill me at all
So tell me why should it be true
That I get a kick out of you Some get a kick from cocaine
I’m sure that if I took even one sniff
That would bore me terrifically too
But I get a kick out of you
I get a kick every time I see you standing there before me
I get a kick though it’s clear to me, you obviously don’t adore me
I get no kick in a plane
Flying too high with some guy in the sky
Is my idea of nothing to do
Yet I get a kick out of you
Stylo-bille Couleur numérique…
L’assassinat
C’est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l’on a
De beaux assassinats Il avait la tête chenue
Et le cœur ingénu
Il eut un retour de printemps
Pour une de vingt ans Mais la chair fraîch’, la tendre chair
Mon vieux, ça coûte cher
Au bout de cinq à six baisers
Son or fut épuisé Quand sa menotte elle a tendue
Triste, il a répondu
Qu’il était pauvre comme Job
Elle a remis sa rob’ Elle alla quérir son coquin
Qu’avait l’appât du gain
Sont revenus chez le grigou
Faire un bien mauvais coup Et pendant qu’il le lui tenait
Elle l’assassinait
On dit que, quand il expira
La langue ell’ lui montra Mirent tout sens dessus dessous
Trouvèrent pas un sou
Mais des lettres de créanciers
Mais des saisies d’huissiers Alors, prise d’un vrai remords
Elle eut chagrin du mort
Et, sur lui, tombant à genoux,
Ell’ dit : » Pardonne-nous ! « Quand les gendarm’s sont arrivés
En pleurs ils l’ont trouvée
C’est une larme au fond des yeux
Qui lui valut les cieux Et le matin qu’on la pendit
Ell’ fut en paradis
Certains dévots, depuis ce temps
Sont un peu mécontents C’est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l’on a
De beaux assassinats
Georges Brassens 1962