Dessins de téléphone…

il y a 16 ans

Gribouillis compulsifs faits lorsque j’attends mon correspondant, ou quand je bavasse avec lui,  avec elle. Quand il m’énerve, me fait rire, me fiche la pression, m’indiffère, me navre, m’épate, m’emballe, me jette, m’enthousiasme, s’enthousiasme, se coupe en quatre ou m’envoie balader, m’asticote, me réclame,  me gronde, me supplie, me trahit, me fait des propositions convenables ou salaces, pertinentes ou consternantes, me ment, me séduit, m’irrite ou me bouleverse… Quelques pages de blocs sténos scannées presque au hasard (presque parce que sur certaines feuilles l’on pouvait lire des données personnelles) totalement déconnectées du contenu des conversations… Dès que l’esprit est occupé, que le langage articulé est au premier plan, que les barrières qui mènent dans nos profondeurs se lèvent, apparaissent des images connotées sexuellement. C’est comme ça. Qu’est que ça doit rigoler en sous-sol! Vous marrez pas, c’est sûrement pareil pour vous. D’ailleurs vous devriez aller y voir !…

Bon, bon, bon… Tout ça nous éloigne de l’expo chez Samagra où je présente des paysages, mais me rappoche des vacances, de la douceur du soleil méditerranéen, des italiennes insolentes et des petits cristaux  de sel bientôt parsemés sur ma peau hâlée…

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Le chaud Roger…

il y a 16 ans


J’ai retrouvé le chaud Roger! Il prenait le soleil tranquillou dans le parc de Rouelle avec la soeur de Maryse… Incroyable… Ben c’est Max qui va être content… Vivement qu’on aille allonger nos vieilles quilles en terrasse pour siffler des orangeades et taper la manille…
Pour ceux qui sont perdus le premier épisode est

Rideau!…

il y a 16 ans

— J’te l’avais dit qu’il fallait qu’on se grouille! Qu’on allait les rater ces deux expos!
— Mais ma caille!…
— Y a plus de caille! ni de sucrette! ni de gerbille! T’es qu’une nouille, un liseron! Dindon, va! C’est pas possible, ça, Roberto! je finirai pas mes jours avec toi! J’aime autant te dire qu’après une pareille boulette le grand aigle impérial en a pris un coup dans l’aile! Mais à quoi tu penses quand t’es plus préoccupé par tes hémorroïdes ou ton arthrose?! C’était difficile de mettre un post it sur le frigo avec marqué dessus « Attention derniers jours! » souligné en rouge?!
Mes bons amis, soyez moins bêtes que Camille et Roberto. Ne vous chipotez pas pour si peu… Sans doute aurons-nous l’occasion de nous rencontrer en d’autres lieux pour d’autres expositions…
Et encore merci à tous ceux qui sont venus au THV et à la Galerne pendant ces quelques semaines, qui m’ont soutenu et à qui j’ai pu montrer mon boulot de ces derniers mois… Sans eux la fête n’aurait pas eu le même goût… C’était trop bon d’exister au-delà d’un écran d’ordinateur…

 

T’as l’air pensif…

il y a 16 ans

— T’as l’air pensif… Que t’arrive-t-il mon grelot d’amour?
— C’est qu’on n’y est pas encore retourné ma caille…
— Mais où donc? Ô mon if majestueux…
— Aux expos Soluto ma sucrette…
— Mais dis-moi, bel aigle impérieux, sans doute avons-nous encore le temps…
— Que nenni ma boulette! Il nous reste bien peu… Quelques jours seulement… à vrai dire une seule semaine….
— Oh mon grand cygne! Tu m’affoles! mets ta casquette, déploie tes ailes et porte m’y!
— C’est comme si c’était fait ma gerbille… Cale-toi bien contre mon flanc, je t’embarque…
Et c’est ainsi qu’ils retournèrent au Carré du Théâtre de l’Hôtel de Ville pour voir une fois encore mes tableaux et à la librairie La Galerne regarder les originaux de Vies à la ligne…  

Gens d’encre, accrochage des originaux à la Galerne, Duke Ellington vissé dans les oreilles, cliché BlackBerry à l’arrache, y a rien de trop…

il y a 16 ans

Vingt originaux de Vies à la ligne à la Galerne…
Gens d’encre…

 

 

Quoiqu’en sommeil tous ces gens étaient pourtant là, prisonniers du réservoir de mes stylos à encre. Patients, informes, noués peut-être les uns aux autres, ils attendaient d’être délivrés d’une pointe fine. Comme s’ils avaient été trop longtemps contenus ils ont surgi presque malgré moi, ont rempli mes blocs et envahi mes feuilles. Au fil de leurs apparitions ils m’ont raconté les histoires qu’ils portaient… Alors, pour les partager avec quelques proches, je les ai invités à venir peupler les écrans de mon blog*…

Un jour, à la faveur d’une bienheureuse rencontre, les Editions des Rêveurs ont souhaité leur rendre leur surface de papier… Par la grâce d’un recueil de textes et de dessins intitulé « Vies à la ligne » ils ont été réunis et se sont solidarisés. Ils avaient trouvé leur juste destination…

Aujourd’hui la Galerne me propose de montrer mes dessins originaux. Nouvelle étape pour ces images qui sortent enfin de leurs cartons… (Et qui, pour certaines, se détacheront définitivement de la spirale de mes blocs d’esquisses…) Ils vont pouvoir enfin se présenter un par un, pour de bon, pour de vrai, le trait tremblant mais têtu sur le grain du papier, non plus cachés sous une couverture mais d’emblée dans la lumière…

Je suis ravi qu’on les accueille. C’est une joie de savoir qu’ils vont encore m’échapper…

Soluto

Cette exposition a lieu en même temps qu’une exposition de mes travaux de peinture au Carré de l’Hôtel de Ville du Havre…

Vingt originaux de Vies à la ligne à la Galerne jusqu’au jour du muguet … (cliquer sur le carton pour le lien Galerne, Facebook…)