Exposition à la Galerie des Artistes, Paris 20ème…

il y a 11 ans

Chers amis,

J’ai le plaisir de vous inviter au vernissage de mon exposition

Soluto Peintures & dessins

Qui aura lieu le 7 mai 2015 à 18h00 à la

Galerie des Artistes
20, rue Saint-Blaise 75020 Paris
Tel : 06 80 70 66 44

Métro Gambetta ou Porte de Bagnolet

L’exposition se poursuivra jusqu’au 7 juillets 2015

La Galerie des Artistes est présente sur Facebook

exposition paris portrait soluto huile peinture

Peintures, grands et petits formats…

exposition paris portrait soluto huile peinture

Et des dessins…

Trois autoportraits, Soluto…

il y a 11 ans

La plupart du temps on ne se peint, ni ne se dessine, par narcissisme. On ne s’emploie que par commodité : de tous les modèles on est le plus docile, le plus disponible, le moins coûteux et le plus exigeant.
J’ai réalisé ces trois autoportraits ces derniers jours. J’avais pour documents une série de selfies pris hâtivement à l’hôpital, où je séjourne trop souvent ces temps-ci. Images grises, écrasées, prises au lit ou au fauteuil, dans lesquelles je tentais de scruter, entre deux visites d’infirmières, mon humeur et ma déconvenue à passer si souvent entre les mains des chirurgiens.
A partir de tous ces clichés j’avais le vague projet de peindre une huile.
Hélas ma mobilité entravée ne me permet pas d’aller à l’atelier. Pour me distraire de ma frustration je me suis rabattu sur ces images préparatoires. Je me suis exécuté au lavis d’encre de chine sur un papier luxueux, grainé, légèrement absorbant. Je me suis bien des fois déposé sur des supports moins nobles…
C’est un plaisir douteux que d’interroger avec tant d’insistance son regard, de vouloir rendre une peau qui se creuse et s’affaisse, des jouent qui piquent et qui râpent, de déboucher des ombres pour se fouiller, de se griser à plaisir pour mieux s’éclairer, de s’approcher de soi avec tant d’obstination.
Mais quand rien ne va on a les délectations qu’on peut…

autoportrait portrait soluto lavis encre de chineEncre de Chine, 30 cm x 15 cm, mars 2015

(cliquer sur les images pour les agrandir)

autoportrait portrait soluto lavis encre de chine

Encre de Chine, 8 cm x 15 cm, mars 2015

autoportrait portrait soluto lavis encre de chine

Encre de Chine, 8 cm x 15 cm, mars 2015

autoportrait portrait soluto lavis encre de chine

Encre de Chine, 8 cm x 15 cm, mars 2015

autoportrait portrait soluto lavis encre de chine

Je me souviens de Muriel…

il y a 11 ans

nu soluto lavis glaces sans tain

Encre de chine, 21 cm x 29,7 cm 2015

Charmantes et naïves elles font d’une giclée le bigbang d’un nouveau monde. Et parce que leurs miches tardent à refroidir elles se bercent dans la lumières d’étoiles mortes depuis longtemps.
Les plus belles histoires, pourtant, s’achèvent dans un claquement de portière et doivent avoir un goût de regrets. A quoi bon remettre les couverts, singer les jolis cœurs, minauder pour ne pas déchoir, s’engluer de mots doux, partager le plumard et le rata à la bonne franquette si c’est pour finir de toute façon par lasser et décevoir ? Autant prendre les devants… Etre ferme dès la première relance. Dans l’art du cul le difficile est de savoir conclure.
Il faut souvent le courage du héros.

Extrait de Glaces sans tain  (clic) paru en 2013

 

Ailleurs je perds mon temps…

il y a 11 ans

portrait soluto huile peinture

Huile sur toile 24 cm x 30 cm

Quand je comprends qu’il est bien tard, que les années qu’il me reste n’en finiront plus de se jeter sur moi pour mieux m’éviter, que je sens les regrets sédimenter au fond de mon cœur, je ne suis bien que là, arrimé à ma chaise, sur mon tapis de bambou, à distance de mon chevalet d’un demi bras.
Cinq litres de white spirit en bidon sous la main gauche, mes couleurs dans leurs bacs sous la droite, l’essence et l’huile dans leurs godets, les pinceaux en bouquet dans leurs pots, le front sous la lampe et ma palette chargée sur mes genoux j’attends.
Je me débarrasse du monde comme il se débarrasse de moi.
C’est un processus, pas même une fiction.
L’impensé, à coups de lignes et de masses, s’ordonne, trouve sa cohérence, se dévoile. C’est un mouvement inquiet qui cherche son apaisement par un saisissement. Je ne veux rien sinon glisser hors de moi, guidé confusément par la vibration des couleurs, par l’ivresse d’un geste délié, d’un trait retenu. Je suis dans la pâte que j’écrase sur la trame de la toile, dans la soie du pinceau, dans la main qui porte mon désir, dans l’image qui émerge.
Je me plais là, infiniment paisible, en retrait des pensées, à camper à l’abri des mots, baigné dans la sensation intense d’être au bon endroit, au bon moment.
Ailleurs je perds mon temps…