Quoi, c’est vrai, tu m’aimas, qui de moi fus aimée ?
Amour, divine flamme ; amour, triste fumée…
Paul-Jean Toulet
C’est vers la fin des années soixante-dix que j’accrochai à Oissel, banlieue de Rouen, mes premiers dessins. Que j’y trouvai mes premiers soutiens. Les hasards m’ont poussé ailleurs. Je suis ravi d’y revenir, quelques quarante ans et des brouettes après, avec ces toiles presque toutes inédites. J’y ai retrouvé Gérard Gantois, dont le travail me fascinait déjà, qui m’acceptait dans son petit coin d’atelier à Saint-Aubin Les Elbeuf, et que je regardais travailler pieusement… J’enrage du temps qui passe. Je n’ai encore rien dit… Le salon d’Oissel se poursuit jusqu’au 9 octobre. Je ne l’ai pas vu mais j’y serai ce dernier dimanche.
Depuis, la toile est finie. Je viens de retrouver cette photo, prise à la va-vite, dans de mauvaises conditions, mi-avril. J’en réalise de temps en temps pour voir l’avancement des travaux, garder un souvenir des premières couches. Là, on ne voit qu’un tiers de la toile. Je la posterai entière dès que j’aurai pris la peine de ressortir mon vieux réflex, qui prend la poussière mais qui reste incomparable pour réaliser des images fidèles.