Mai 2014 — 29,7 cm x 18 cm
Encre de chine 15 cm x 21 cm
Dessiné cette nuit après avoir réécouté à l’atelier, dans l’après-midi, un podcast des Vendredis de la Philosophie de François Noudelman. Le sujet en était La Peau.
Une fois de plus ce dessin a été réalisé en toute innocence, sans lien direct, du moins le croyais-je, avec cette vieille émission. Ce n’est que ce matin que j’ai conclu cette association.
Le choix de la chanson de Trenet (que je connais mieux par la délicieuse version qu’en donna Brassens) s’est imposé par ses premiers vers… La peau, cette mouvance, le toucher, la ligne fuyante, la caresse, l’offrande…
…
J´ai connu de vous
De folles caresses,
Des moments très doux
Tous pleins de tendresse.
J´ai connu de vous
Votre corps troublant
Vos yeux de petit loup
Vos jolies dents.
J´ai connu de vous
Toutes les extases
Tous les rendez-vous
Et toutes les phrases,
Vous voyez Madame que l´on n´oublie pas tout :
Moi je pense encore à vous...
Je me souviens de la boutique
Où l´on s´est rencontré un soir
Et je revois les nuits magiques
Où nos deux cours battaient, battaient remplis d´espoir.
Quand on a connu
Les mêmes ivresses
Et qu´on ne s´aime plus
Il y a la tendresse
Vous voyez Madame que l´on n´oublie pas tout,
Moi, je pense encore à vous… J´ai connu de vous
Les soupes brûlées,
Les ragoûts trop doux,
Les tartes salées,
Pour un oui, un non,
Vous sautiez du balcon.
Tranquille, je vous laissais
Tomber du rez-de-chaussée.
J´ai connu de vous
Les assiettes qui volent,
Les soirs de courroux
Quand vous étiez folle
Vous voyez, Madame, que l´on n´oublie pas tout,
Moi, je pense encore à vous.
Je me souviens de la cuisine
Où très gentiment voisinait
Le poivre avec la naphtaline
Le sucre, la moutarde, le lait, la chicorée!
Quand on a connu les mêmes ivresses
Et qu´on ne s´aime plus,
Il y a la tendresse,
Vous voyez, Madame, que l´on n´oublie pas tout,
Moi, je pense encore à vous…
J’ai connu de vous Charles Trenet
Encre de chine et couleurs numériques, 15 cm x 21 cm
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A privatif
Les jambes, tous les prophesseurs de fysique le savent bien
C’est le première chose qu’on écarte
Quant aux bras, des femmes très distinguées
S’en passent (depuis fort longtemps)
Et, ma foi, elles ont raison. D’un point de vue économique et social
Ça élimine les bracelets, les bagues
Les tatouages sur le biceps
Les bas nylon et les robes nioulouque. Et l’on devrait rendre obligatoire
Par arrêté municipal
L’usage de la femme-tronc pour les pauvres.
Boris Vian, Barnum’s Digest, 1948.
Crayon, 15 cm x 15cm
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Breaking bad
Quelques infos intéressantes ici
Et un dessin de nuit ci-dessous.
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